Région L'Islet
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Choisir Région L'Islet

Patrick Noël

Texte —
Région L'Islet
Photo —
Andréanne Guimond Photographie
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Choisir Région L'Islet

Patrick Noël a trouvé dans Saint-Roch-des-Aulnaies bien plus qu’un lieu de travail; il y a découvert un milieu vivant où l’engagement collectif fait toute la différence. Arrivé en 2025, il s’est rapidement intégré grâce à des corvées communautaires qui lui ont révélé la force du lien social. Pour lui, la réussite d’un projet repose sur les gens qui l’entourent — leur appui, leur confiance, leur énergie.

Patrick découvre notre région vibrante, accueillante et pleine d’opportunités, où le calme et la vitalité cohabitent en harmonie.

Le parcours de Patrick, 58 ans.

Bonjour Patrick! Peux-tu te présenter? 

Je suis Patrick Noël, j’ai 57 ans - demain 58! - et je suis de l’île d’Orléans. Je suis arrivé ici en 2025, en couple, et je travaille à la Seigneurie des Aulnaies, située dans la municipalité de Saint-Roch-des-Aulnaies. 

Est-ce que tu as vécu des événements qui ont renforcé ton sentiment d'appartenance à Région L’Islet?

Oui! Dans le cadre du travail, on a fait des corvées et j’ai vu vraiment les gens donner de leur temps, c’était des belles journées! Cette année, on a fait quatre corvées, et on a travaillé fort, mais tu sais, quand tu n’as pas le sentiment que tu travailles... on finissait avec un petit 5 à 7, c’était très agréable.

Puis là, quand tu dis corvées, tu fais référence à quoi?

Bien par exemple, dans les jardins, on ramasse des branches, on arrache, on coupe, on déchiquette du bois... Donc c’est du travail quand même assez physique.

Est-ce qu’il y a des gens qui viennent vous aider?

Oui, on avait fait un appel à tous. La première journée, on avait eu 40 personnes! Moi, l’objectif que j’avais, c’était justement ça : chaque organisation, oui, elle existe, mais elle a des racines. Puis ces racines-là, surtout dans un endroit comme ici, doivent aller dans le milieu. Ta force, c’est les gens. S’ils t’aiment, s’ils croient en toi, s’ils veulent t’appuyer, tu vas avoir du succès. Mais si t’es coupé de ton milieu, t’auras beau être le plus beau ou le plus fin, ça ne durera pas. C’est eux autres ta force!

Des paroles vraiment inspirantes! Qu'est-ce qui te fait triper sur la vie en région?

Il n’y a pas de trafic ici, ce n’est même pas une considération. Puis t’as les opportunités aussi.

Quand t’es en ville, faire ta place et accéder à des postes avec des responsabilités et un certain prestige, c’est long et compétitif. Ici, tu peux décrocher un emploi de rêve auquel t’aurais jamais espéré accéder aussi rapidement dans ta carrière.

Sans compter la nature et les espaces! Comme là, je viens de m'installer autour d'un lac, avec la forêt derrière. En ville, un terrain de 300 000 pieds carrés, il n'y en a pas des tonnes.

Donc c’est toutes ces choses. Et ce qui est le fun en plus, c’est que Saint-Jean-Port-Joli, avec la culture, c’est vivant!

Tu as le meilleur des deux mondes. Tu peux être complètement chez vous dans ton bois, mais tu as de la visite et tu veux aller voir un peu de vie, un peu de culture, un peu de bons restaurants : 10 minutes et tu es en plein dedans.

C'est vraiment un bel équilibre, je trouve. C’est ça en fait qui me fait triper : l’équilibre.

SI TU RESTAIS - Patrick Noël devant la Seigneurie des Aulnaies à Saint-Roch-des-Aulnaies | Région L'Islet

Ton spot préféré dans la région?

C’est sûr que vu que je reste là, le lac Trois-Saumons est un coup de cœur. Pour aller nager, j’aime bien. 

Puis, j’ai un petit parti pris pour ici, la Seigneurie des Aulnaies. Je ne me tanne pas, j’ai l’impression d’être en vacances! C’est tellement grand, il y a plein de coins différents : l’étang, la roseraie, la petite érablière, c’est vraiment cute. L’automne, avec les chênes jaunes, la lumière est incroyable, même les jours gris. En bas, t’as la chute, le moulin, l’érablière — c’est vraiment beau.

Un des moments forts pour moi, c’est quand Emmanuel Bilodeau est venu faire des photos pour une campagne promotionnelle. Moi aussi j’en ai pris, j’ai quand même l’œil, j’étais graphiste avant. On avait le meunier, puis la seigneuresse qui était là. Je les ai croqués sur le vif en train de rire d’une blague d’Emmanuel et la photo est vraiment bonne! J’ai saisi ce moment qui représente bien l’ambiance qu’on retrouve ici­.

Qu'est-ce qui t'as surpris en t'installant ici?

La diversité. Il y a des restos, tu as des gens créateurs; c’est vibrant! Tu as vraiment du monde d’un peu partout, qui ont voyagé et vu autre chose, puis qui ont choisi de vivre ici. C’est comme une espèce de cosmopolite, mais pas intense; tu es vraiment capable de voir toute sorte de monde, ce n’est pas homogène, et ça c’est plaisant!

Est-ce qu'il y a une personne ou une rencontre marquante qui a facilité ton intégration?

Je pense entre autres aux amis de la Seigneurie, Marie Deschênes et Alain Paradis. C’est des personnes qui se sont impliquées dans la Seigneurie depuis les débuts. Et pour les avoir côtoyées, entre autres dans nos corvées, et d’avoir eu la chance d'échanger avec eux, c'est des gens qui ont tellement de richesse. Que ce soit au niveau de leurs connaissances ou au niveau de leur vécu. J'ai trouvé ça vraiment intéressant et j’apprécie la chance que j’ai de les avoir côtoyés dès mon arrivée.

Aussi, une autre personne que j’ai bien aimée pour son dynamisme, c’est Diane, la propriétaire du restaurant Les Argiles. C’est quelqu’un d’hyper local, une supralocale même. C’est difficile de mettre un mot pour bien la décrire, mais quand tu dis local, elle, c’est à l’extrême!

C’est vraiment beau de la voir avec sa passion pour la localité, de ce microcosme-là, qui est à découvrir. Elle donne le goût de le goûter, de le voir, de le sentir...C’est contagieux! C’est quelqu’un de vraiment impressionnant de ce côté-là. 

SI TU RESTAIS - Patrick Noël sur le terrain de la Seigneurie des Aulnaies à Saint-Roch-des-Aulnaies | Région L'Islet

Est-ce que tu as découvert une tradition locale ou un événement qui t'a marqué?

Oui! Cette année, le ministère a installé une passe migratoire à l’anguille d’Amérique, ici même à la Seigneurie, et le modèle qu’ils ont installé est unique au Québec. À l’Île-d’Orléans, d’où je viens, et même dans la région, la pêche à l’anguille il y en avait, mais  il n’y en a presque plus. Et pourtant, ça fait partie du patrimoine québécois, du terroir et de l’histoire de tout le monde qui habitait les villages au bord du fleuve. 

De savoir que plus de 1000 anguillettes ont franchi la passerelle de la Seigneurie cet été, c’est une grande réussite. Même les gens du ministère sont surpris! Ils ne s’attendaient pas à ça. En fait, personne ne pensait qu’il y aurait cette quantité-là dès la première année. C’est vraiment beau de voir cette ressource, que je pensais perdue, reprendre son souffle et sa vitalité. 

Le Musée de la mémoire vivante a d’ailleurs fait une exposition sur le sujet. De voir qu’il y a un engouement pour faire revivre cette portion de notre patrimoine, que même le ministère se penche là-dessus, que ça suscite encore de l’intérêt... On dirait que ça nous donne cet espoir collectif que, finalement, le fleuve n’est pas mort : il est encore plein de vie!

Une journée, j'ai appelé la biologiste attitrée au projet. Elle est super dynamique, vraiment le fun et ouverte, pour lui demander si ça lui tentait de venir faire une présentation pour le camp de jour de Rivière-Ouelle, qui était de passage chez nous. Elle est montée de Lévis pour faire une présentation à une quarantaine de jeunes de 4 à 12 ans.

C’était tellement beau de voir tous les jeunes penchés dans le sceau pour regarder les anguillettes, se mettre la main dans l’eau et s’exprimer sur leur expérience. Aussi, démystifier tout ce qui entoure l’anguille : elle ne mord pas, elle n’est pas dangereuse. C’était vraiment le fun et plaisant cette rencontre! Peut-être que ce sera une future tradition!

Comment tu décrirais la qualité de vie ici, comparée aux autres endroits où tu as vécu ?

Sans compromis! Si tu veux te retirer pour avoir le calme, tu es capable. Mais si t’as le goût de voir du monde, de prendre une bonne bière, d’aller à une exposition, c’est possible aussi. Il y a des expositions qui gagnent des prix, des projets qui sortent de la région, et c’est gros! Comme la chorégraphe Chantal Caron de Saint-Jean-Port-Joli, par exemple, qui a reçu plusieurs reconnaissances internationales pour ses films de danse et qui se produit partout avec sa compagnie.

On sent une vibe, un genre de vibration inspirante... un peu comme à Tadoussac, où j’ai habité longtemps. Tu te mets au diapason de la nature, mais en même temps, ce n'est pas homogène, il y a plein de monde différent. C’est ça qui met la petite épice dans la sauce!

Puis finalement, quel conseil donnerais-tu à quelqu'un qui envisage de s'installer ici?

N'attends pas. 

Viens-t'en tout de suite, et si la ville te manque, tu peux toujours aller à Québec; tu prends l'autoroute, c'est une heure et quelques puis tu es rendu. Il n’y a pas d’argument « contre » assez fort pour moi. Tu as La Pocatière et Saint-Jean-Port-Joli proche, où on trouve de tous les services, au besoin. Il n’y a pas de raison pour ne pas rester : t’as de tout, sans avoir les inconvénients!

Arrête de bretter.

Région L'Islet en trois mots? Fleuve, culture et histoire.

Auteur
Patrick
Secrétariat Jeunesse Québec
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