Région L'Islet
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Choisir Région L'Islet

Mélanie Robitaille

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Andréanne Guimond Photographie
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Fraichement diplômée, Mélanie rêvait de s’établir et de travailler en région avec son amoureux. Comme par hasard, son emploi de rêve s’est ouvert dans la municipalité de L’Islet peu de temps après l’obtention du précieux document. 

Ayant toujours eu un penchant pour nos paysages époustouflants, la jeune femme a décroché l’emploi, fait ses valises et découvert un endroit où elle peut se réaliser pleinement, profiter du silence et admirer les étoiles. 

Et si ce qui semble trop beau pour être vrai était tout simplement... vrai?

Le parcours de Mélanie, 25 ans.

Bonjour Mélanie! On a hâte d’en apprendre plus sur ta vie dans Région L’Islet, mais tout d’abord, parle-nous un peu de toi. 

Bonjour! Je m’appelle Mélanie Robitaille et j’ai 25 ans. Je suis originaire du secteur de Charny, à Lévis et je me suis installée dans Région L’Islet cet été, avec mon conjoint. 

Il vient de Charlesbourg, à Québec, et ça fait 7 ans qu’on est ensemble. Avant, nous habitions tous les deux chez nos parents. C’est donc notre tout premier déménagement, notre premier appartement... à une heure de route de chez nous! Mais bon... on n’est pas en Gaspésie non plus, c’est à côté! 

Je suis très proche de ma famille. J’ai des sœurs, des neveux, des nièces. On les appelle toutes les semaines. Ils viennent nous voir, on va les voir toutes les deux semaines. On fait le tour de la famille, puis on revient! 

Qui a initié le projet de déménager dans Région L’Islet? 

C’est moi! Il m’a suivie, il est game! (rires) 

Il travaille actuellement au Musée de la Sculpture sur bois, qui s’appelait le Musée des Anciens Canadiens, à Saint-Jean-Port-Joli. Moi je travaille au Musée Maritime du Québec - Capitaine J.E. Bernier, à L’Islet. 

Vous avez étudié dans le même domaine? 

On a un parcours très similaire. Il est archéologue de formation, avec un DEP en joaillerie et il fait actuellement un DESS en administration. 

De mon côté, j’ai étudié en muséologie, en archéologie, en histoire de l’art et en tourisme. Puis j’ai refait des études en muséologie pour me spécialiser encore plus. 

Pourquoi avoir choisi de faire le saut et de vous établir ici, dans Région L’Islet? 

J’ai travaillé pour la Maison Chapais, qui est située à Saint-Denis-De la Bouteillerie, dans le Bas-Saint-Laurent. J’ai fait la route entre le Kamouraska et Charny très souvent et je suis vraiment tombée en amour avec les paysages de Région L’Islet. 

J’ai même invité mon grand-père et ma cousine à venir visiter le coin avec moi en camping-car, parce que j’aime vraiment beaucoup la Seigneurie des Aulnaies. C’est vraiment beau! 

Il faut dire que j’ai travaillé pendant 4 ans dans un moulin à farine qui ne fonctionnait plus. Donc d’arriver dans un moulin à farine qui fonctionne, j’ai capoté ma vie parce que je comprenais tout ce qui se passait et ça se passait devant mes yeux! 

Quand on est arrivés au Musée Maritime du Québec, c’est mon grand-père qui capotait cette fois! C’est un gars, il aime ça les bateaux! (rires) Moi aussi je trouvais le musée impressionnant. Je trouvais que le musée était gros, qu’il y avait des activités variées comme des expériences de réalité virtuelle, des animations pour les jeunes – pas beaucoup -, mais il y en avait. 

Puis les bateaux! C’était impressionnant! 

Je suis revenue l’année suivante avec mon amoureux. On se disait que la région était tellement belle, que les gens étaient chanceux d’y vivre. Puis quand j’ai fini mes études, en décembre 2024, une offre d’emploi au musée est apparue. 

Je postule, je stresse. Je me déplace, en plein hiver, pour passer une entrevue. Je rencontre Marie-Claude (la directrice générale du musée) et Nathalie, qui sont super gentilles. On parle de plein de sujets, c’est stressant, mais vraiment le fun en même temps. 

Je termine mon entrevue et je regarde la vue. Et je me dis que ça serait vraiment le fun de travailler ici. 

Ton idée était donc faite? Si tu avais le poste, pas d’hésitation, tu déménageais? 

Exact! On m’avait posé la question en entrevue et j’étais comme : « Je déménage demain matin. » 

Julien-Pier, mon conjoint, et moi on souhaitait s’établir en région après nos études. Julien-Pier vient de Matane, mais il vit à Québec depuis 11 ans. On se disait qu’on aurait plus de facilité à trouver un emploi dans notre domaine en région qu’en ville. Et quand j’ai vu le poste au Musée Maritime... je me suis dit que c’était mon poste à moi. 

Avant même de postuler, avant même d’avoir une entrevue, je savais que ce serait mon poste, c’était vraiment dans mes cordes. La médiation familiale, tout ce qui touche les activités pour les enfants, les familles, les interactions avec le public, c’est ce que je voulais faire. Donc quand le poste s’est ouvert, c’était vraiment du sur-mesure pour moi. 

J’ai commencé à travailler au Musée Maritime du Québec en février 2025, mais je suis déménagée dans la région en juin. J’ai fait la route pendant quelques mois.

SI TU RESTAIS - Mélanie Robitaille rêvait de travailler en région après ses études et c'est dans Région L'Islet qu'elle a trouvé son emploi de rêve et une vie à faire rêver! | Région L'Islet

Tu es donc déménagée parce que tu as obtenu ton emploi de rêve. Même si tu ne viens pas de très loin, est-ce que tu as connu des défis d’intégration à ton arrivée dans Région L’Islet? 

Trouver un appartement, c’était le plus difficile. On n’est pas à Lévis ou à Québec, il n’y a pas autant de choix. On voulait quelque chose de relativement récent, on voulait quelque chose situé près de mon travail parce que nous avons une seule voiture. 

On a vraiment attendu le bon, je suis un peu difficile! (rires) Mais on l’a trouvé et j’habite à 4 minutes à pied du travail, c’est parfait. 

Tu sais, tout le monde ici, au travail, quand ils ont su que j’avais le poste, se sont mis à chercher un logement avec moi. Ils ont même cherché un emploi pour Julien-Pier! 

Ils nous ont donné des contacts, ils nous ont vraiment pris en charge, ils nous ont aidé le plus possible pour que notre intégration se passe bien. Honnêtement, on a eu aucune difficulté. Les gens sont tellement fins! Tu marches dans la rue, tout le monde te dit bonjour, même si tu ne les connais pas. Tout le monde est comme content de te voir, c’est vraiment le fun. 

Même si tu n’as pas connu de défis particuliers, est-ce qu’une personne ou une rencontre a facilité ton intégration? 

Ma collègue Marie-Catherine. Elle vient de Montréal, elle est ici pour un contrat. Elle est arrivée en janvier, je suis arrivée en février. On a tout de suite connecté et on est devenues besties en deux jours! 

Elle habite la maison de sa marraine et comme elle ne vient pas d’ici, on va découvrir de nouvelles choses ensemble. On a les mêmes intérêts et comme elle est plus sociable que moi, elle me force un peu à sortir et à partir à la découverte de la région. 

Ça m’a vraiment aidée qu’elle soit là, elle m’a aidé à m’ancrer dans la région. Ça a aidé à faire le chemin, à découvrir la place et à trouver de nouvelles personnes. 

As-tu vécu des événements qui ont contribué à renforcer ton sentiment d’appartenance à la région? 

Je ne sais pas pourquoi, mais pour moi, les kiosques fermiers, ça développe mon lien d’appartenance. 

J’ai fait du tourisme rural, j’ai étudié comment faire fleurir nos régions alors pour moi, les produits locaux, c’est vraiment très important. Savoir d’où viennent les produits, y avoir accès facilement et à proximité... 

Quand on est arrivé, on se disait : « Bon, on n’est pas à Québec, il n’y aura pas TOUT LE TEMPS quelque chose à faire... », mais il y a tout le temps quelque chose à faire! Par exemple, en fin de semaine, c’est le Festival du Poulet de Saint-Damase-de-L'Islet. J’ai très hâte! 

Note de Région L’Islet --> Le Festival du Poulet a toujours lieu lors de la fin de semaine de la Fête du Travail, dans la municipalité de Saint-Damase-de-L'Islet. 

L’offre est différente d’en ville, mais le rythme de vie aussi. Tu trouves ton propre rythme. 

Ah et le ciel, le ciel! Je ne sais pas si vous aimez regarder les étoiles, mais ici... juste à lever la tête. Même s’il y a de la lumière autour de vous, il y a des étoiles et elles sont vraiment très lumineuses. Tu voyages une heure vers l’ouest et hop! Tu ne vois plus rien. 

Il y a deux jours, je marchais avec mon conjoint et on a levé la tête. On a regardé le ciel et on s’est dit : « On ne pourra plus jamais repartir.» 

C’est magnifique comme réflexion! Visiblement, la vie en région semble t’aller à merveille. Est-ce qu’il y a d’autres éléments de la vie ici qui te font tripper? 

Le fleuve! Moi qui pensait être une fille de forêt... Je n’ai pas le pied marin, même si je travaille au Musée Maritime du Québec, mais heureusement, je n’ai pas besoin d’être sur l’eau pour l’apprécier. 

Les couchers de soleil. À couper le souffle. Tous les soirs ou presque, on va regarder le coucher de soleil avec ma collègue. Ou avec mon chum. Ou avec la visite. Je ne me tanne pas, ça me fait tripper! 

Ma famille est tannée de recevoir des photos de couchers de soleil. Ils sont comme (elle prend un ton un peu blasé) : « Wow... » Mais... c’est parce que c’est BEAU! (rires) 

Qu’est-ce qui t’a le plus surprise lorsque tu t’es installée dans Région L’Islet ou dans la municipalité de L’Islet? 

Les pharmacies fermées le dimanche, c’est surprenant! Ou que les commerces qui sont ouverts le dimanche ouvrent juste à midi. C’est spécial, mais c’est le fun. Le dimanche, tu peux paresser, pas besoin de te presser pour aller à l’épicerie. 

On fait souvent nos courses le dimanche puisque mon conjoint et moi on travaille tous les deux la semaine. La première fois, on arrive et tout est fermé. Oups! Avoir vérifié, on aurait fait autre chose, on aurait pu chiller à la place! 

Ce n’est pas la fin du monde, on s’habitue. Je ne suis pas pressée à ce point-là pour dire que j’ai absolument besoin d’une pharmacie le dimanche. Ça nous force à avoir un rythme de vie plus relax. En ville, j’ai l’impression qu’on court tout le temps après tout. On peut aller magasiner tous les jours, presque à toute heure. 

Honnêtement, ça ne me manque pas tant que ça. Tu peux t’installer tranquillement, faire tes choses, consacrer du temps à tes loisirs comme aller faire du kayak ou te baigner au Lac Trois-Saumons. Juste aller sur le quai. 

Tu n’as pas à te forcer à faire des choses que tu n’aimes pas. Moi je préfère le patrimoine, la nature, découvrir de nouveaux endroits. Pas juste sortir pour sortir. 

Au fil de tes explorations dans la région, as-tu découvert un événement ou une tradition qui t’a marquée? 

Le concours de sculpture sur glace en plein été! C’était funky

J’y suis allée avec ma collègue Marie-Catherine. Elle y avait passé la journée, je suis allée la rejoindre en soirée. Il fait 30 degrés et on va voir des gens sculpter de la glace. C’est quand même étrange, mais c’est vraiment cool

Note de Région L’Islet --> L’événement Sable et Glace L’Islet a lieu à la fin du mois de juillet, dans la municipalité de L’Islet et combine à la fois des sculptures de sable et des sculptures de glace. 

Guitares en fête, Les Chants de marins... c’est vraiment vivant, l’été dans la région, c’est vraiment le fun. J’ai hâte de voir le derby de démolition du Festival du Poulet!

SI TU RESTAIS - Mélanie Robitaille au parc fluvial du Musée Maritime du Québec dans la municipalité de L'Islet | Région L'Islet

Quel est ton spot préféré de la région? 

Oh là là! Je peux dire mes bateaux? C’est tellement beau. La vue est belle. 

Le quai de L’Islet. Tu as la vue et tu as les gens. Tu arrives sur le quai, c’est beau et les gens t’accueillent, discutent avec toi. 

Fiesta sur mer c’est vraiment le fun. Je vais plus au quai directement qu’à la Fiesta, mais c’est vraiment bien, les gens sont super sympathiques. 

Comment décrirais-tu la qualité de vie ici comparée aux autres endroits où tu as habité? 

C’est tellement silencieux! Les premières semaines où j’ai habité ici, il n’y avait aucun son. 

La maison où j’ai grandi était entourée par les rails de chemin de fer. Elle était comme dans un triangle de chemins de fer, tout près de la gare. Non seulement on entendait les trains, mais on les ressentait. J’avais tout le temps du bruit autour de moi, c’était quelque chose auquel j’étais habituée. 

Les premières nuits où j’ai dormi ici, en fait, j’étais incapable de dormir, il manquait de sons. Je cherchais les trains! 

Les gens me disent : « Oui, mais il y en a un train qui passe, c’est tannant! »... moi je ne l’entend à peine, il est loin! Tous les bruits, c’est à la fois pas tout à fait la campagne, mais la campagne pareil. 

C’est vivant, il y a un cercle avec plein de vie autour, les maisons sont quand même proches les unes des autres... mais ça reste silencieux. C’est surprenant, ça aussi! 

Est-ce que tu peux nous dire à quoi tu aspires pour la région? Quelles initiatives aimerais-tu voir s’implanter ou se développer? 

Je vais parler pour L’Islet-sur-mer puisque c’est là que j’habite. J’aimerais qu’il y ait un dépanneur ou une épicerie. Il y en avait une, mais elle a fermé.

J’ai l’impression que beaucoup de petits commerces se sont effacés avec la pandémie. Plus de petits commerces, de petites boutiques, un peu comme à Saint-Jean-Port-Joli, je pense que ce serait bien, ça aiderait à rendre le secteur plus attrayant au niveau touristique. 

Pas que je souhaite nécessairement que le village grouille de touristes, mais je veux quand même qu’ils viennent me voir. Qu’ils visitent le musée, qu’ils encouragent les commerces. Ça ferait en sorte qu’il y aurait plus de services pour les gens qui habitent ici. 

Je ne peux pas aller me chercher de quoi rapidement, il faut que je prenne la voiture et que je parte. Donc de petits commerces de proximité, ce serait utile à L’Islet-sur-mer. 

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite s’installer dans la région? 

Se créer un cercle d’amis rapidement. Ce n’est pas évident, mais c’est nécessaire. 

Je connais une fille qui est déménagée seule et je suis comme : « Wow, elle est vraiment bonne! ». Je n'aurais pas pu faire ça. Tout seul, ce n’est pas évident d’arriver et d’essayer de trouver des gens. 

Un autre ami était déménagé seul pour le travail et ça l’a achevé. Après deux ans, il est retourné à Québec. Il s’était fait deux ou trois connaissances au travail, mais il n’avait pas vraiment essayé de développer un vrai cercle d’amis. C’est une personne sociable et ça lui a vraiment manqué de ne pas avoir ce réseau-là. 

Je ne suis pas arrivée toute seule, j’étais avec mon chum, mais un moment donné il faut voir d’autres personnes, trouver des gens avec qui ancrer sa vie ici. Il y a plein de groupes et de communautés Facebook dans la Région, les gens sont tellement fins et accueillants. Tu peux juste envoyer un message, tendre une perche, et les gens répondent. 

C’est plate être tout seul. 

Merci pour ta générosité Mélanie! Pour terminer, si tu devais décrire Région L’Islet en seulement trois mots, quels sont les mots que tu choisirais? 

La région. Trois mots. 

C’est calme. Je dirais que c’est vraiment calme comme endroit 

C’est riche. C’est riche en patrimoine. 

C’est accueillant. C’est vraiment accueillant. Tu vas à l’épicerie et les gens sont contents de te voir. Ils sont fiers, ça paraît.

Région L'Islet en trois mots? Calme, richesse et accueil.

Auteur
Mélanie
Secrétariat Jeunesse Québec
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